Mardi 3 juin 2008
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19:35
Walter Benjamin: j'avoue le découvrir en même temps que vous. Quelques recherches m'amènent à sa biographie et à ce qui la fait rentrer dans le clan des "penseurs privés".
Que fut sa vie?
Juif allemand, il naît à Berlin en 1892 au sein d'une famille plus qu'à l'aise. Jeune, il aurait eu des problèmes de santé le forçant à un séjour champêtre de plusieurs années. Il se rapproche ainsi de Théodor Adorno, philosophe, sociologue, musicologue et compositeur allemand qui aura une grande influence sur son avenir. Il publie, ça et là , quelques essais mais ne parvient jamais obtenir la reconnaissance de ses pairs en tant que penseur, le condamnant à vivre de ses rentes paternels, à défaut d'un siège à l'université. La première guerre mondiale éclate. Toutefois, notre ami réussi à échapper à la mobilisation. Il se marie, sa femme met au monde un fils. Financièrement, c'est la dérive. Sa femme le quitte, il s'exile mais trouve quand même le moyen d'écrire et de soutenir sa thèse à Berne sur " Le concept de critique d'art dans le romantisme allemand". Refusé comme enseignant dans divers universités, il voyage deçà delà, France, Russie, Italie puis de nouveau Paris, publiant quelques traductions de Proust et de Baudelaire, se liant avec des intellectuels marxistes. Il quittera la Capitale peut avant l'arrivée de l'armée allemande. Il traverse la France en 1940 pour rejoindre l'Espagne pour mettre fin à ses jours, par injection mortelle de morphine à 48ans dans la petite ville espagnole de Portbou.
Toutefois, qu'en est-il de ses idées?
Il a porté sa réflexion sur l'esthétique, avec pour objectif d'élucider la notion de critique. Loin de se limiter à une fonction d'évaluation et d'appréciation, la critique doit éclairer l'oeuvre pour accéder à "l'idée infinie" qu'elle dégage et ainsi participer à son achèvement. Toutefois, "L'oeuvre d'art à l'époque de la reproduction mécanisée" est l'ouvrage qu'a retenu le monde de la philosophie. Selon lui, la généralisation de la production à grand échelle des oeuvres d'art marque un véritable mutation dans l'histoire de l'art. Les oeuvres d'art ont perdu leur caractère sacré, leur unicité, leur "aura", ce quelque chose de digne et de magique qui remonte à l'origine de l'art, ritualiste et théologique. W. Benjamin craint une profanation généralisée de la beauté par ce phénomène de masse, sans pour autant y apporter une réponse. Il salue tout de même cinéma, art moderne par excellence, comme exhutoire de toutes les angoisses humaines.
Que fut sa vie?
Juif allemand, il naît à Berlin en 1892 au sein d'une famille plus qu'à l'aise. Jeune, il aurait eu des problèmes de santé le forçant à un séjour champêtre de plusieurs années. Il se rapproche ainsi de Théodor Adorno, philosophe, sociologue, musicologue et compositeur allemand qui aura une grande influence sur son avenir. Il publie, ça et là , quelques essais mais ne parvient jamais obtenir la reconnaissance de ses pairs en tant que penseur, le condamnant à vivre de ses rentes paternels, à défaut d'un siège à l'université. La première guerre mondiale éclate. Toutefois, notre ami réussi à échapper à la mobilisation. Il se marie, sa femme met au monde un fils. Financièrement, c'est la dérive. Sa femme le quitte, il s'exile mais trouve quand même le moyen d'écrire et de soutenir sa thèse à Berne sur " Le concept de critique d'art dans le romantisme allemand". Refusé comme enseignant dans divers universités, il voyage deçà delà, France, Russie, Italie puis de nouveau Paris, publiant quelques traductions de Proust et de Baudelaire, se liant avec des intellectuels marxistes. Il quittera la Capitale peut avant l'arrivée de l'armée allemande. Il traverse la France en 1940 pour rejoindre l'Espagne pour mettre fin à ses jours, par injection mortelle de morphine à 48ans dans la petite ville espagnole de Portbou.
Toutefois, qu'en est-il de ses idées?
Il a porté sa réflexion sur l'esthétique, avec pour objectif d'élucider la notion de critique. Loin de se limiter à une fonction d'évaluation et d'appréciation, la critique doit éclairer l'oeuvre pour accéder à "l'idée infinie" qu'elle dégage et ainsi participer à son achèvement. Toutefois, "L'oeuvre d'art à l'époque de la reproduction mécanisée" est l'ouvrage qu'a retenu le monde de la philosophie. Selon lui, la généralisation de la production à grand échelle des oeuvres d'art marque un véritable mutation dans l'histoire de l'art. Les oeuvres d'art ont perdu leur caractère sacré, leur unicité, leur "aura", ce quelque chose de digne et de magique qui remonte à l'origine de l'art, ritualiste et théologique. W. Benjamin craint une profanation généralisée de la beauté par ce phénomène de masse, sans pour autant y apporter une réponse. Il salue tout de même cinéma, art moderne par excellence, comme exhutoire de toutes les angoisses humaines.